Rédigé à 11:49 dans logement, programme local, Programme socialiste national | Lien permanent | Commentaires (0)
Bonjour,
Rédigé à 12:39 dans Agenda, Courbevoie - quartier Boulevard St-Denis, Courbevoie - quartier Bécon, Courbevoie - quartier Charras, Courbevoie - quartier Défense , Courbevoie - quartier Faubourg de l'Arche, Courbevoie - quartier Herold - Verdun, Courbevoie - quartier Marceau, Courbevoie - quartier République, Courbevoie - quartier Saint-Marie, logement, programme départemental, programme local, Programme socialiste national | Lien permanent | Commentaires (0)
Madame, Monsieur,
J'ai été particulièrement choqué par les récents propos de M. Guéant, ministre de l'Intérieur, et membre éminent de l'UMP, parti auquel appartient aussi Jacques Kossowski, le député-maire de Courbevoie.
Par un amalgame honteux, sont volontairement mélangés religion musulmane et identité étrangère cherchant à attiser inutilement les peurs et le rejet de l’autre.
Il remet ainsi en cause la citoyenneté française d’un grand nombre de musulmans de France en mettant en doute leur légitimité à pouvoir être élus dans les assemblées.
Je réaffirme ici fortement mon soutien dans la laïcité de l'état et des collectivités. C'est à dire que tout citoyen français, athée ou croyant, quelle que soit sa confession religieuse (athée, catholique, protestante, musulmane, israélite, bouddhiste, ...) a le droit d'être élu dans les assemblées, nationales, régionales, ou communales.
La religion n'a rien à faire dans les assemblées élues, et c'est en tant que citoyen français que chacun peut se présenter aux suffrages des électeurs.
La proposition du Parti Socialiste d'ouvrir le droit de vote aux étrangers aux élections locales va dans le même sens.
Quel que soit ses opinions religieuses, quelle que soit sa nationalité, j'estime qu'une personne qui vit et qui s'implique dans sa commune doit pouvoir s'exprimer et participer à la vie locale.
J'espère que les campagnes présidentielle et législatives ne vont pas aggraver dans les prochaines semaines les stigmatisations des uns et des autres. Je m'efforce au contraire, avec François Hollande, de rassembler tous les Français, de toutes origines, de toutes religions, autour d’un grand projet de changement pour la France.
Je vous prie de croire, Madame, Monsieur, à mes plus profonds respects.
Jean-André Lasserre
Directeur de campagne 92 de François Hollande
Candidat aux législatives Courbevoie / Bois-Colombes / La Garenne Colombes.
Rédigé à 17:01 dans Programme socialiste national | Lien permanent | Commentaires (2)
Communiqué deAssociation des Professeurs de Sciences Économiques et SocialesCommuniqué de presse de l’APSES du 7 mars 2012
Stage obligatoire en entreprise : quand les députés UMP veulent rééduquer les enseignants
Le 21 février dernier, un groupe de députés UMP emmené par Olivier Dassault et Jean-Michel Fourgous a déposé une proposition de loi visant à augmenter les taxes sur le tabac afin de financer un stage obligatoire de trois mois en entreprise pour tout lauréat aux concours d'enseignement de sciences économiques et sociales ou d'économie-gestion afin de les «aider à se familiariser avec le monde économique marchand et avec l’économie réelle »
Si L'APSES se félicite de pouvoir contribuer indirectement aux politiques de santé publique, elle tient à dénoncer l’absurdité de cette proposition qui dévoile le mépris et la méconnaissance profonde de ses auteurs quant aux compétences requises pour que les enseignants accomplissent à bien leur mission. En effet, ce qui fonde la légitimité des savoirs que transmettent les enseignants, ce n’est pas leur vécu personnel, mais bien leur maîtrise et leur capacité à transmettre le contenu de travaux documentés et reconnus de chercheurs spécialistes. C’est pour cette raison que personne n’a songé jusqu’ici à offrir aux enseignants d'histoire-géographie un tour du monde ou une immersion commando en zone de conflits pour enseigner les guerres « réelles », pas plus qu’il n’est demandé aux enseignants de sciences de la vie et de la terre d’être tombés malade avant de pouvoir étudier avec leurs élèves le système immunitaire !
Aussi, plus que d'un stage en entreprise, les enseignants ont avant tout besoin d'une solide formation scientifique et pédagogique, ce que la majorité actuelle a supprimé pour l’ensemble des enseignants stagiaires du premier et second degré. Cherchez l’erreur…
Rappelons pour finir que les enseignants organisent fréquemment avec leurs élèves des visites d'entreprises diverses et variées pour lesquelles ils rencontrent parfois les plus grandes difficultés, car nombreuses sont les entreprises qui peinent à leur ouvrir leurs portes. Si messieurs Fourgous et Dassault voulaient être utiles à la culture économique des Français, c'est de ces questions qu'ils devraient s'emparer pour aider les professeurs.
Rédigé à 16:27 dans Education, Programme socialiste national | Lien permanent | Commentaires (0)
Au nom du groupe socialiste, Jean-André LASSERRE, Conseiller général de Courbevoie en charge des questions éducatives, était présent aujourd'hui à "la marche silencieuse" organisée en soutien à la SEGPA du collège Henri Sellier de Suresnes.
Aux côtés des enseignants, parents d'élèves et habitants inquiets du devenir de cette section, il a ainsi marqué son opposition aux décisions de l'Inspection académique.
En février, l'élu de Courbevoie était déjà intervenu en séance publique sur la situation de la SEGPA qui, si la Dotation Horaire Globale (DHG) 2012 était maintenue, perdra un poste d'enseignant spécialisé à la prochaine rentrée.
Il avait écrit en ce sens à l'Inspecteur d'Académie pour demander le maintien des moyens allouées à cette section professionnelle.
Rédigé à 13:53 dans Education, programme départemental | Lien permanent | Commentaires (0)
Actualité de Courbevoie - mars 2012
Le 1er mars 2012, le maire UMP de Courbevoie Jacques Kossowski a signé le permis de construire des tours Hermitage.
A quelques semaines de l’élection présidentielle qui pourrait changer la gouvernance de l’Epadesa, le maire accélère le mouvement sur un projet toujours pas financé. Le risque de friche urbaine grandit.
Le 1er mars, le maire UMP de Courbevoie Jacques Kossowski a franchi une nouvelle étape dans son inconditionnel soutien aux tours Hermitage.
Non content de mentir aux habitants en leur promettant de ne pas signer de permis de démolir tant qu’ils occuperaient les immeubles (il a signé le permis de démolir),
Non content d’accentuer la pression aux résidents des Damiers par des décisions municipales violentes comme les autorisations de démolition,
Non content d’organiser dans sa ville le remplacement des logements des classes moyennes par des tours de luxe uniquement accessibles à une classe mondiale privilégiée,
Jacques Kossowski a signé le 1er mars le permis de construire des tours Hermitage, alors que les conditions de construction de ces tours sont toujours aussi douteuses.
D’où vient l’argent ?
Depuis trois ans, nous réclamons sans succès de connaître les sources de financement d’Hermitage. Aujourd’hui, le promoteur annonce le début des travaux « en blanc », c’est à dire sans que la vente de l’ensemble ne soit signée, ni la pré-commercialisation actée.
Pour lancer une opération en blanc, il faut être assuré de ses fonds propres ce qui n'est pas le cas ici. Cette opération n'est donc pas garantie financièrement. L'opérateur n'a toujours pas acheté les immeubles d'assiette et ne dispose pas à son bilan des fonds propres suffisants. Les apports éventuels en fonds propres (et pas seulement les financements prévus à hauteur de 700 millions d'Euros) n'ont jamais été explicités ni par la Société HERMITAGE, ni moins encore par les actionnaires russes. Le risque est donc majeur de se retrouver avec une friche immobilière au milieu de la défense. Devant la totale inconnue sur les flux financiers à venir, nous demandons toute la vigilance de TRACFIN (Traitement du Renseignement et Action contre les Circuits Financiers) afin d’authentifier avec certitude les flux de financements.
A quelques semaines des élections présidentielles
L’accélération brutale du calendrier intervient à quelques semaines des élections présidentielles dont le résultat pourrait bouleverser la composition du conseil d’administration de l’Epadesa. L’UMP et ses alliés sont donc prêts à tout pour satisfaire les amis de Messieurs Poutine et Sarkozy, parrains de cette opération.
Pressions sur les 60 dernières familles, visites d’huissiers, menaces, décisions administratives précipitées, tout est bon pour que le promoteur puisse commencer des travaux avant mai.
Ce projet n’avait déjà aucun intérêt pour Courbevoie ni pour la Défense, détruisant du logement accessible à un moment où le besoin est le plus fort. Ce projet devient désormais dangereux pour les équilibres financiers fragiles de la Défense. Les risques et les montants en jeu sont trop élevés pour traiter un tel dossier dans une précipitation pré-électorale.
Rédigé à 18:21 dans Courbevoie - quartier Défense , logement, programme départemental, programme local, Programme socialiste national | Lien permanent | Commentaires (0)
En 2010, la ville de Courbevoie paie 100 000 euros à Global Conseil pour recevoir des « conseils stratégiques en communication ». En 2012, le prix double et passe à 200 000 euros. Sans aucune justification ni explication apportée aux élus. Chaque Courbevoisien finance ainsi les conseil en stratégie de communication politique au seul service de l’UMP local.
En 2010, notre groupe avait déjà dénoncé ce marché auprès de la société Global Conseil. (voir article ici).
Seule prestation notable en septembre 2010, une mention de Courbevoie sur le blog de Franck Gintraud, le patron de Global Conseil … sous la forme d’un lien vers le blog « d’un jeune élu UMP de Courbevoie ».
Le 5 mars 2012, le conseil municipal examine à nouveau cette prestation.
Cette fois, le montant double et passe à plus de 200 000 euros pour les deux ans qui viennent (donc jusqu’en mars 2014, date des prochaines élections municipales).
Nous avons demandé à voir les rapports issus de la première prestation. Gêné, le maire refuse de produire les documents issus du marché Global Conseil et renvoie vers Courbevoie Magazine. « C’est bien suffisant pour voir l’utilité de ces conseils » lance-t-il.
Le plus choquant est cette phrase en toutes lettres extraite de la réponse de l’agence pour emporter le marché :
« Faire entendre la voix de la majorité par rapport à celle de l’opposition ».
L’activité de conseil en communication est donc bien principalement politique, au service d’un camp unique, celui de la majorité UMP et non au service de l’ensemble des Courbevoisiens.
Jean-André Lasserre, président du groupe « Une autre ambition pour Courbevoie » (PS – EELV – FDG) dénonce :
« le maire UMP de Courbevoie utilise toutes les vieilles méthodes pour museler son opposition. Invitations tardives aux réunions publiques, effacement des représentants de l’opposition sur les panneaux de la ville, noyautage et huis clos des conseils de quartier, respect a minima des obligations légales de représentation de l’opposition, et maintenant, il rémunère grassement sur argent public des conseils en communication clairement orientés. C’est pathétique et indigne de la fonction qu’il occupe. »
Rédigé à 19:25 dans Courbevoie - quartier Boulevard St-Denis, Courbevoie - quartier Bécon, Courbevoie - quartier Charras, Courbevoie - quartier Défense , Courbevoie - quartier Faubourg de l'Arche, Courbevoie - quartier Herold - Verdun, Courbevoie - quartier Marceau, Courbevoie - quartier République, Courbevoie - quartier Saint-Marie, gouvernance, programme local | Lien permanent | Commentaires (0)
Chers parents d’élèves,
Chèr(e)s professeur(e)s et personnels de l’Education nationale,
Chèr(e)s élu(e)s de la République,
Chèr(e)s concitoyen(ne)s,
Comme beaucoup d’autres Français en d’autres territoires, vous vous mobilisez pour la défense de vos établissements scolaires. Je vous écris aujourd’hui pour vous dire que je comprends votre colère et partage votre indignation.
La situation actuelle ne relève pas de la fatalité ou de la contrainte. Elle est la conséquence d’un choix : celui de faire de l’école et de l’avenir de nos enfants la variable d’ajustement de nos comptes publics. En supprimant 77 000 postes dans l’Education nationale depuis 2007, le gouvernement a, comme jamais, affaibli l’Ecole, et avec elle la République. Ce choix, je le refuse.
Il est temps de faire de l’Ecole et de la jeunesse la grande cause de notre pays. Si vous me faites confiance au printemps prochain, j’engagerai une profonde refondation de notre système scolaire et je recréerai sur cinq ans 60 000 postes dans l’Education nationale. Je m’y engage personnellement devant vous.
Les conditions de la rentrée de septembre sont définies en ce moment même par le gouvernement. Je prendrai dès mon élection des mesures d’urgence pour remettre là où c’est le plus nécessaire des professeurs, des éducateurs, des auxiliaires de vie scolaire, des enseignants spécialisés pour l’aide aux enfants en difficulté, mais aussi pour accompagner
les nouveaux professeurs dans leur entrée en fonction. Je mettrai tout en oeuvre pour que la rentrée 2012 s’effectue dans des conditions dignes de notre pays et de nos enfants. Ce sera difficile et je veux que vous sachiez que toutes les situations ne pourront malheureusement pas être rétablies à temps. On ne pourra reconstruire en un jour ce qui a été si durement et durablement abîmé.
Pour refonder l’Ecole de la République, pour refonder la République par l’Ecole, il faudra du temps, de la constance, donc de la volonté. C’est le sens de mon engagement et c’est ce sur quoi je demande à être jugé dans 5 ans.
Soyez assurés de ma présence à vos côtés,
François Hollande
Rédigé à 11:55 dans Education, jeunesse, Programme socialiste national | Lien permanent | Commentaires (0)
A Nanterre, le 10 février 2012
Voeu présenté par Gilles CATOIRE pour le groupe PS-EELV
« Pour une adhésion du Conseil général au Nouveau contrat social pour la politique du logement de la Fondation Abbé Pierre »
Ce voeu a été rejeté par l'ensemble des voix UMP / NC, dont celle de Daniel Courtès, conseiller général UMP de Courbevoie et conseiller municipal.
Jean-André Lasserre a voté POUR et a signé l'appel.
"Monsieur le Président, chers collègues,
La Fondation Abbé Pierre a présenté le 1er février dernier son 17ème rapport annuel sur l’état du mal-logement du France. A cette occasion son président Raymond Etienne et ses bénévoles ont souhaité faire réagir et engager les principaux candidats à l’élection présidentielle sur un « Nouveau contrat social » qui doit donner la priorité nationale au logement. C’est une initiative que nous, élus du groupe Socialiste et Europe-Ecologie du Conseil général des Hauts-de-Seine, soutenons évidemment totalement ;
je suis d’ailleurs allé remettre en main propre à Eric Cantona ma réponse au courrier qu’il a adressé à tous les maires de France pour sensibiliser l’opinion publique autour d’une « mobilisation générale sur le logement ».
Le rapport souligne en effet des réalités nationales alarmantes.
Plus de 3,5 millions de personnes sont en situation de mallogement en France, et près de 5 millions de personnes « en situation de réelle fragilité face au logement », avec notamment de plus en plus de cas de logements surpeuplés ou de situations d’impayés. Il pointe également l’attention sur la précarité énergétique, qui touche près de 4 millions de français, qu’ils soient locataires, mais aussi copropriétaires.
L’urgence aujourd’hui, c’est de trouver des solutions d’hébergement dans des conditions dignes et sûres aux sansabris, premières victimes du « Grand Froid », en assurant la pérennité des crédits alloués au Samu Social et aux associations. C’est aussi accélérer la mise en place du tarif social de l’énergie, retardée par le Gouvernement ; un retard qui amène de nombreux foyers modestes à restreindre leur consommation d’électricité, au détriment parfois de leur santé.
L’initiative de la Fondation Abbé Pierre doit donc nous interpeller sur la nécessité d’aller plus loin et plus vite dans notre Département en matière de politique de logement, qu’il faut aussi penser à l’échelle métropolitaine. Je rappelle par ailleurs que le Secours Catholique a organisé le 14 janvier dernier un débat sur le logement à Asnières, auquel plusieurs élus du Conseil général ont pris part, ce qui montre qu’il y a des convergences sur ce thème.
Seules des mesures efficaces, équitables, fortes, pourront, comme l’a résumé l’un des candidats-signataires, « préparer le temps long et régler l’urgence ». Il s’agit donc de :
Donner un coup d’accélérateur dans la construction de logements intermédiaires, sociaux, et étudiants. Aujourd’hui dans les Hauts-de-Seine, moins de 2 000 logements sociaux sont créés par an, quant il en faudrait au moins 5 000 pour répondre aux demandes ;
Mettre en place partout de la mixité sociale, en imposant la règle des trois tiers bâtis : un tiers de logements sociaux locatifs à loyer modéré, un tiers de logements en accession sociale, un tiers de logements libres ;
Lutter activement contre l’habitat insalubre, avec le relogement prioritaire des familles qui y résident et la démolition-reconstruction de ces logements ;
Instaurer un système d’encadrement des loyers dès la première location ou à la relocation, dans les zones où les prix sont devenus excessifs, afin de lutter contre la spéculation immobilière ;
Rehausser à 25 % le taux de logements sociaux prévu par la loi SRU, en dénonçant fermement ceux qui s’y dérogent ; Développer les partenariats de Gestion Urbaine de Proximité (GUP), avec une implication forte des bailleurs sociaux, pour en faire, avec l’Etat et les collectivités territoriales, les acteurs d’une « gestion humaine de proximité » ;
Lancer un grand plan départemental d’aide au logement des étudiants et des jeunes travailleurs, avec la mise en place d’un nouveau dispositif de caution mutuelle solidaire.
Donner plus de forces à la mutation énergétique des logements, anciens et nouveaux, en soutenant les propriétaires afin de réaliser des économies d’énergies et d’eau, tout en veillant à leur qualité architecturale et esthétique, en s’appuyant notamment sur les travaux de l’Atelier International du Grand Paris (AIGP)
Le groupe PS - Europe-Ecologie demande donc l’adhésion du Conseil général des Hauts-de-Seine aux valeurs et aux propositions de ce « Nouveau contrat social pour la politique du logement » afin d’en faire une priorité politique de notre Département. Comme le disait l’Abbé Pierre : « Le logement, c’est une question de justice »."
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Débat d'orientation budgétaire 2012. Intervention de Guy Janvier, au nom du groupe PS-EELV.
Séance du 10 février 2012.
"Le dernier débat budgétaire de notre assemblée avait eu lieu quelques semaines avant les élections cantonales. On aurait pu penser que le premier débat de la nouvelle mandature serait marqué par une volonté réelle de lutter contre les inégalités qui frappent notre département - c’est sa vocation - et par l’affichage clair de priorités. Il n’en est rien.
Nous sommes de nouveau face à un projet de budget qui manque totalement d’ambition et un rapport dans lequel, une nouvelle fois, les déclarations sont contredites par les chiffres.
1) Un projet de budget 2012 sans ambition.
L’exécutif de notre département cautionne la nouvelle diminution des contributions de l’Etat aux collectivités locales, alors que les transferts de compétences, notamment dans le domaine de la solidarité, ne sont pas compensés, et que les besoins ne cessent de croître. C’est le résultat de la reconduction de la stabilisation en valeur des concours financiers de l’Etat. La bonne santé financière de notre département repose en partie sur les rentrées plus importantes que prévues des droits de mutation à titre onéreux, qui ne sont que le reflet de la spéculation immobilière, dont les effets sont désastreux en termes de logements des familles aux revenus modestes. Vous avez décidé de maintenir les taux de la taxe sur le foncier bâti, dernière taxe sur laquelle notre assemblée dispose d’un pouvoir de fixation. Là aussi, c’est la preuve du peu de marges de manoeuvre dont disposent aujourd’hui les collectivités locales. Raison de plus d’espérer et de travailler à un changement de majorité lors des prochaines élections nationales. La réforme territoriale en constituera un des enjeux.
2) La solidarité n’est pas au rendez-vous.
Il est inexact d’écrire que la solidarité bénéficiera de moyens accrus. Augmenter de 10 M€ ce budget par rapport au compte administratif 2011 est totalement insuffisant. J’ai pu le constater lors de la journée de l’insertion organisée à Antony le 24 janvier dernier. 36 000 foyers sont allocataires du RSA (Revenu de solidarité active). Près de 70 000 personnes vivent avec moins de 500€ par mois et par personne dans ce département qui a la réputation d’être l’un des plus riches de France ! Pour être aidées, ces personnes devraient pouvoir compter sur des professionnels nombreux, formés, capables de mettre à la disposition de tous des actions de soutien, de formation, d’insertion. Or, les moyens des circonscriptions de vie sociale sont en diminution. Pourtant les personnes les plus éloignées de l’emploi ont besoin d’un accompagnement soutenu dans les domaines de la santé, du logement, de la garde d’enfants. La loi prévoit que chaque allocataire du RSA ait un référent unique. Qu’en est-il en réalité ? 11 000 places auraient été offertes dans le cadre du PDI-RE (Programme d’insertion et de retour à l’emploi). C’est notoirement insuffisant.
Le département prétend mener une politique sociale dynamique. Les chiffres dont nous disposons - et les échos qui nous remontent des équipes – prouvent l’inverse. Le bilan social du département montre de façon limpide que les effectifs consacrés aux politiques sociales sont constamment en baisse : (en ETP)
- 2 953 en 2008
- 2 901 en 2009
- 2 823 en 2010.
En termes de personnel permanent, les effectifs du pôle solidarités sont passés : (en % des dépenses globales de personnel)
- 51,4 % en 2008
- 49,2 % en 2009
- 48,9 % en 2010
3) Des enfants abandonnés.
Le rapport fait état d’une nouvelle diminution des crédits consacrés à l’aide sociale à l’enfance puisqu’ils passent de 69 à 64 M€. Faut-il rappeler qu’ils s’élevaient à 98 M€ en 2008 et à 92 en 2010 ? Une meilleure gestion n’explique pas tout. La vérité, c’est que les besoins sont de moins en moins satisfaits et il est inacceptable de lire qu’ « aucune mission, qu’aucune prise en charge, qu’aucune situation sociale ne soit laissée de côté ». Faut-il rappeler les chiffres que nous donnions en décembre dernier lors de l’examen du schéma départemental de prévention et de protection de l’enfance et de la jeunesse 2012-2016 ? Le nombre d’enfants en danger faisant l’objet d’une information préoccupante de la part des services sociaux du département est passé de 3 015 en 2009 à 3 994 en 2010, soit une hausse de 25 %. Parallèlement, les actions éducatives diminuent, les mesures d’accompagnement en économie sociale et familiale n’ont concerné qu’une dizaine de familles en 2010, des foyers de l’enfance ferment…
On le voit, contrairement à ce que prétend le Président du Conseil Général et sa majorité, la solidarité n’est pas la priorité du département des Hauts-de-Seine. D’autres exemples de cette triste réalité peuvent être fournis à l’appui de notre démonstration.
4) Le logement social délaissé.
Sur les 10 550 logements sociaux financés sur la période 2007-2010 dans le département, il n’y a eu que 1 730 logements sociaux d’insertion, dits PLAI. Les logements très sociaux représentent donc moins de 17 % du nombre total de logements sociaux financés ! Et on entend régulièrement les responsables de ce département dire ou écrire, sans complexe, que notre collectivité aide les habitants les plus en difficulté à se loger !
Faut-il rappeler que les chiffres publiés par les services de l’Etat montrent que fin 2010 plusieurs villes importantes des Hauts-de-Seine sont loin d’avoir atteint le seuil pourtant obligatoire depuis 12 ans des 20 % de logements sociaux :
- Boulogne Billancourt : 13 %
- La Garenne-Colombes : 10 %
- Neuilly : 4 %
Le fait que l’ensemble du département compte 26 % de logements sociaux ne change rien à cette réalité. De plus en plus de nos concitoyens n’arrivent pas à se loger dans notre département et plus de 75 000 demandes ne sont pas satisfaites à ce jour.
De plus, le département vient de suspendre le prêt à taux zéro et nous n’avons à ce jour aucune information quant à la poursuite de ce dispositif.
5) L’éducation n’est plus une priorité.
Alors que les besoins de nos collèges sont considérables, les budgets sont en baisse, tant en fonctionnement qu’en investissement. Cette situation est particulièrement préoccupante puisqu’elle s’inscrit dans le même mouvement de régression des moyens de l’Education nationale.
Mon collègue, Jean-André Lasserre, présentera un voeu sur cette question. 79 professeurs des écoles et assistants en langues dans le primaire et 90 dans le second degré seront supprimés à la rentrée scolaire 2012-2013. A ces suppressions, s’ajouteront 81 postes des Réseaux d’Aide et de Soutien aux Elèves en Difficultés (RASED) en plus des 80 postes déjà supprimés ces dernières années. C’est donc aujourd’hui la fin annoncée du dispositif RASED sur le département que nous constatons.
Toutes les villes de notre département sont touchées par ces restrictions. Courbevoie, Asnières, Chatillon, Vanves, Fontenay-aux-Roses, Clichy…pour ne citer que celles que nous représentons dans cette assemblée.
Dans ces conditions, on ne peut qu’être scandalisé par cette provocation qui consiste à écrire que « Notre département a développé, depuis plusieurs années, des actions éducatives nombreuses et de qualité qui permettent de limiter le taux d’échec scolaire. » Cette affirmation est-elle fondée sur des chiffres et des évaluations précises ?
Le P@ss92, d’une valeur de 70 euros, n’a pas évolué depuis sa création. Il est loin de couvrir les frais réels des familles qui inscrivent leurs enfants dans les activités pourtant bénéfiques d’animation extrascolaires. En outre, ce dispositif à l’instar de tous les dispositifs départementaux ignore, malgré nos demandes, la logique du quotient familial au détriment d’une véritable politique d’égalité des chances.
Les internats scolaires ne concernent que quelques dizaines d’élèves, loin des besoins considérables de beaucoup de jeunes de nos quartiers.
Surtout, les budgets de fonctionnement alloués à nos collèges diminuent, les privant des marges qui leur permettaient d’accueillir nos enfants dans de bonnes conditions. Plusieurs conseils d’administration ont refusé de voter les budgets qui leur étaient présentés. Le programme pluriannuel d’investissement des collèges qui devrait permettre de réhabiliter et de construire de nouveaux établissements n’est toujours pas connu au grand dam des communautés éducatives et des représentants de parents.
En conclusion, nous proposons de contractualiser les relations entre le département et les 36 communes des Hauts-de-Seine. Celle-ci permettra d’afficher les priorités de la politique poursuivie par notre assemblée et contribuera à une véritable réduction des inégalités dans un département qui reste le champion de celles-ci. Il existe de grandes disparités entre les 36 communes des Hauts-de-Seine. Notre département est un de ceux où les inégalités sont les plus fortes. Il est de notre responsabilité de les réduire. Ce devrait être une des priorités de ce projet de budget. Il n’en est rien. Nous reprenons la proposition de contractualisation avec les communes que nous avions soumise en décembre dernier. Cette proposition va dans le sens de ce que vous souhaitiez : éviter le saupoudrage des subventions, affirmer une volonté d’intervention conjointe département- commune, ou département- communauté d’agglomération, vision partagée et pluriannuelle des investissements, le tout dans un souci commun de l’intérêt général des habitants de ce département. Certains élus de la majorité n’y semblaient pas opposés. Pourquoi ne pas l’inscrire dans ce projet de DOB 2012.
« La mise en oeuvre d’une politique pluriannuelle de contractualisation avec les communes doit avoir pour objectif de lutter contre ces disparités et ainsi de rééquilibrer le territoire départemental.
Le taux des subventions départementales, en investissement et en fonctionnement, dans le cadre des contrats de développement Département-Ville est fonction de critères fiscaux et sociaux, à la fois précis et objectifs tels que définis ci-après :
- potentiel fiscal de la commune
- pourcentage de logements sociaux et très sociaux existants (PLUS et PLA-I)
- quartiers en Contrats urbains de cohésion sociale (CCUS)
- nombre d’allocataires des minima sociaux (RSA, AAH, API)
- nombre de familles monoparentales
- revenu médian des familles
Ces critères, qui pourront être complétés, permettront d’agir de façon différenciée à partir des caractéristiques de chaque territoire pour promouvoir une réelle mixité sociale et territoriale dans notre département. »
Rédigé à 19:29 dans programme départemental | Lien permanent | Commentaires (0)