Mercredi 14 mars, Marie-Noelle LIENEMANN, ancienne ministre du logement, était l'invitée d'un café-débat à Courbevoie. Une cinquantaine d'habitants étaient au rendez-vous.
Après un discours sans langue de bois dans lequel elle a exposé les propositions de François Hollande, leur phasage dans le temps, les objectifs à court terme et à moyen terme, Marie-Noelle Lienemann a répondu aux nombreuses questions posées par les participants.
Dans notre territoire proche de la Défense, l'application pratique des propositions était flagrant.
La modification de la loi SRU ? Une évidence quand Philippe Juvin à la Garenne-Colombes préfère être hors la loi et payer des amendes plutôt que de construire du logement social.
La qualification des logements inclus dans la loi SRU ? Une réalité à Courbevoie où les logements étudiants et les logements intermédiaires constituent l'immense majorité du parc aidé.
Le logement des jeunes ou des parents isolés ? des cas multiples où la caution solidaire par un organisme national peut rassurer les propriétaires du parc privé.
La libération des terrains appartenant à l'état ? Vrai aussi à Courbevoie et Bois-Colombes où RFF possède une forte emprise foncière.
Un plafonnement des loyers lors des relocations ? Une constante quotidienne dans nos villes où les prix flambent.
Un manque de construction de logement accessibles ? Un constat quotidien quand on voit que plusieurs centaines de logements sont construits, mais l'immense majorité pour des accessions à la propriété entre 7000 et 9000 euros le mètre carré.
La gestion des HLM ? Un combat de terrain pour que les exemples scandaleux (11 ans d'attente pour une famille de 4 personnes vivant dans un studio) cessent.
Le logement d'urgence ? Pour faire respecter la loi qui oblige à une place pour 2000 habitants (Courbevoie, la Garenne et Bois-Colombes sont bien en dessous de ce seuil)
La densification ? Quand de l'aménagement urbain comme la ZAC du 4 août à Bois-Colombes se transforme en une simple opération immobilière au profit du privé et au détriment des habitants modestes.
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